Le facétieux président iranien n'a pas manqué de faire sourire. En visite à NY, il s'est invité à Columbia pour faire une conférence un tantinet surprenante. Plus que la situation, (un président ultra conservateur donnant une conférence dans une fac de l'Ivy League, ça peut prêter à confusion), les propos n'ont eux non plus pas manqué de surprendre l'oeil un brin critique. Ainsi, d'une manière très naturelle, Mahmoud nous a indiqué qu'il n'y "avait pas d'homosexuel en Iran". L'homosexualité serait donc un "problème occidental", inconnu à Téhéran. Cette déclaration n'a pas manqué de faire rire l'auditoire, mais sous-entend deux idées quelque peu problématiques. D'une part, il considère l'homosexualité comme un problème (remarquez, on en attendait pas moins de lui ... ) mais d'autre part, il "étouffe" les procès intentés contre de jeunes iraniens pour "conduite immorale" et autres. Il ne faut pas oublier que deux mineurs ont été pendus il y a deux ans pour la même raison ... Courrier International en le citant le qualifiait de négationniste, on aura du mal à trouver mieux. Cependant, il sait se montrer subtil. Ainsi, la grande série à la mode sur la chaine de télévision officielle du pays relate les déboires d'une famille juive que l'ambassade d'Iran va aider durant la Seconde Guerre Mondiale. But de la manoeuvre, montrer que l'Iran n'est pas antisémite (malgré ses relents négationnistes), qu'il reconnaît d'une certaine manière l'Holocauste (tout en contestant son ampleur), mais surtout, montrer que c'est contre Israel qu'ils en ont, pas aux "Juifs". CQFD.
dimanche 30 septembre 2007
samedi 29 septembre 2007
Parce que moi aussi, j'ai été choqué ...
http://fr.youtube.com/watch?v=6bVa6jn4rpE&mode=related&search=
Les USA n'ont pas fini de nous surprendre. C'est donc pendant une conférence donnée par J. Kerry que l'action se passe. Cet étudiant de l'Université de Floride a posé une question taboue, la disparition des listes d'une partie des électeurs noirs. Sans raison, les forces de sécurité l'entourent et l'empêchent de parler. Ne comprenant pas trop ce qui se passe, il proteste (on le comprend) et il finira menotté, immobilisé et tazé (ce génial appareil vous applicant une bonne décharge, histoire de vous calmer un peu ... vivement qu'il débarque en France, après les FlashBalls, le petit Nicolas ne ratera pas une occasion pour avoir un nouveau joujou).
Cette scène digne de l'Union Soviétique ne se passe pas en Birmanie, mais aux USA (c'est Bush qui parle de l'exportation du merveilleux modèle de démocratie que sont les Etats-Unis ... il ne manque pas d'air W). Ce qui est décevant, c'est que cela se passe pendant un meeting des Démocrates : Kerry ne lèvera pas le petit doigt. On connaissait les pratiques des Républicains, mais chez les Démocrates, cela m'a un tantinet surpris. L'auditoire non plus n'a pas bougé (remarquez, sur le moment, personne ne devait vraiment comprendre ...). Bref, Barack, on t'attend chaque jour un peu plus ...
Les USA n'ont pas fini de nous surprendre. C'est donc pendant une conférence donnée par J. Kerry que l'action se passe. Cet étudiant de l'Université de Floride a posé une question taboue, la disparition des listes d'une partie des électeurs noirs. Sans raison, les forces de sécurité l'entourent et l'empêchent de parler. Ne comprenant pas trop ce qui se passe, il proteste (on le comprend) et il finira menotté, immobilisé et tazé (ce génial appareil vous applicant une bonne décharge, histoire de vous calmer un peu ... vivement qu'il débarque en France, après les FlashBalls, le petit Nicolas ne ratera pas une occasion pour avoir un nouveau joujou).
Cette scène digne de l'Union Soviétique ne se passe pas en Birmanie, mais aux USA (c'est Bush qui parle de l'exportation du merveilleux modèle de démocratie que sont les Etats-Unis ... il ne manque pas d'air W). Ce qui est décevant, c'est que cela se passe pendant un meeting des Démocrates : Kerry ne lèvera pas le petit doigt. On connaissait les pratiques des Républicains, mais chez les Démocrates, cela m'a un tantinet surpris. L'auditoire non plus n'a pas bougé (remarquez, sur le moment, personne ne devait vraiment comprendre ...). Bref, Barack, on t'attend chaque jour un peu plus ...
samedi 15 septembre 2007
Oui, je sais, c'est mal
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Vous pensiez que j'avais déjà tendance à laisser ce blog un peu à l'abandon et bien je dis "non", j'écris de ce pas un article sur mes posts manqués. Qu'aurais-je pu vous dire depuis le dernier article ?
J'avais pensé écrire quelques articles d'actu. D'abord, sur Sarko et les infirmières bulgares, ou comment le désert lybien rend le yaourt bulgare indigeste à l'Elysée.
Il y aurait eu aussi un article sur ce sénateur républicain qui après avoir dragué un policier en civil par un subtil mouvement de pied dans des toilettes de l'Idaho, a du démissioner. Qui a dit que les Etats-Unis étaient la patrie de la liberté ... Mais que fait la police ? Elle arrête les homos dans les lieux de drague gays alors que la criminalité tue plus que la guerre en Irak. La vie est une question de priorité, la politique aussi. (Barack, on t'attend !)
Il y aurait eu aussi un article sur nos amis belges et leur quête de nouveau consensus constitutionnel, ou comment l'orange bleue fait plier la frite. Plus de trois mois sans gouvernement, ça devient assez problématique, notamment quand une minorité de plus en plus grande ne désapprouverait pas une scission. Surtout que les perpectives ne sont pas si réjouissantes que ça non plus. LeMonde nous présente déjà une fin de la Belgique avec retour de la Wallonie dans le giron français, une Flandres indépendante, voire rattachée au Pays-Bas et Bruxelles, capitale européenne type D.C. (Justine Hénin deviendrait française remarquez ... vu comme ça, ce serait pas si mal). Ils ont pas fini de nous surprendre, les Belges ...
**Petite pensée au PAF suite à la mort de Jacques Martin ... c'est Cécilia qui va être triste**
Sinon, j'aurais pu écrire des articles un peu plus biographiques. Genre, je suis heureux dans mon nouvel appart'. Je suis heureux de revenir à Aix et de faire la bise environ 15 fois par descente de la rue Gaston de Saporta "Salut ça va ? alors tu étais ou ? c'était bien ?" et tout le tralala. Je suis heureux de me retrouver sur une terrasse environ trois fois par jour.
Je concluerais par un vibrant mais solennel, "j'aime mes amis" qui m'ont préparé une bonne soirée pour mon anniversaire, et m'ont offert de beaux cadeaux. L'inauguration de la fondue au chocolat c'est quand vous voulez. A vous Cognac-Jay.
J'avais pensé écrire quelques articles d'actu. D'abord, sur Sarko et les infirmières bulgares, ou comment le désert lybien rend le yaourt bulgare indigeste à l'Elysée.
Il y aurait eu aussi un article sur ce sénateur républicain qui après avoir dragué un policier en civil par un subtil mouvement de pied dans des toilettes de l'Idaho, a du démissioner. Qui a dit que les Etats-Unis étaient la patrie de la liberté ... Mais que fait la police ? Elle arrête les homos dans les lieux de drague gays alors que la criminalité tue plus que la guerre en Irak. La vie est une question de priorité, la politique aussi. (Barack, on t'attend !)
Il y aurait eu aussi un article sur nos amis belges et leur quête de nouveau consensus constitutionnel, ou comment l'orange bleue fait plier la frite. Plus de trois mois sans gouvernement, ça devient assez problématique, notamment quand une minorité de plus en plus grande ne désapprouverait pas une scission. Surtout que les perpectives ne sont pas si réjouissantes que ça non plus. LeMonde nous présente déjà une fin de la Belgique avec retour de la Wallonie dans le giron français, une Flandres indépendante, voire rattachée au Pays-Bas et Bruxelles, capitale européenne type D.C. (Justine Hénin deviendrait française remarquez ... vu comme ça, ce serait pas si mal). Ils ont pas fini de nous surprendre, les Belges ...
**Petite pensée au PAF suite à la mort de Jacques Martin ... c'est Cécilia qui va être triste**
Sinon, j'aurais pu écrire des articles un peu plus biographiques. Genre, je suis heureux dans mon nouvel appart'. Je suis heureux de revenir à Aix et de faire la bise environ 15 fois par descente de la rue Gaston de Saporta "Salut ça va ? alors tu étais ou ? c'était bien ?" et tout le tralala. Je suis heureux de me retrouver sur une terrasse environ trois fois par jour.
Je concluerais par un vibrant mais solennel, "j'aime mes amis" qui m'ont préparé une bonne soirée pour mon anniversaire, et m'ont offert de beaux cadeaux. L'inauguration de la fondue au chocolat c'est quand vous voulez. A vous Cognac-Jay.
lundi 27 août 2007
Un an déjà ...
Et oui, sans avoir atteint la dizaine de posts sur mon blog, nous avons déjà le droit à la première séance de nostalgie Ottawaise (et il y en aura beaucoup). Faire mon blog un an après pourra m'aider à entretenir ce que j'ai vécu là-bas, tout en profitant du recul que j'ai depuis pour sélectionner ce qui a été marquant d'un bon coté, ou pas. Il y aura donc une série d'article "un an déjà ... quelquechose", en souvenir de mon Aixpatriation, en plus des articles "contemporains" disons.
Donc il y a un an, le 27 Août 2006, je me lançais dans une journée riche en émotion, consécutive à environ 10 mois de préparation psychologique et administrative. Nice-Paris Paris-Montréal Montréal-Ottawa, étapes d'un périple tumultueux et assez usant nerveusement et physiquement. Après une nuit pratiquement sans sommeil, je me lève donc par ce beau matin de fin Août. Je boucle les bagages et en route pour l'aéroport. Après la séance d'adieux parentale, j'arrive à ma place et une fois assis, la tension tombe, je lâche tout le stress que j'ai accumulé pendant les préparatifs. Je pleure. "Ca y est, on y est, j'arrive pas à la croire". J'arrive à Paris où je rejoins Kerwin. Etre à deux évite de trop penser. S'en suit une traversée de l'Atlantique au cours de laquelle j'ai pu constater les lacunes géographiques d'un couple de Québécois ("On est au dessus de Belfast ? Tiens, je savais pas qu'on passait par l'Allemagne" sic). Arrivée à Montréal, c'est l'épreuve du bureau de l'immigration, et son attente de deux heures qui nous fait louper le bus. On finit par en rattraper un autre après négociations, et c'est l'arrivée à la destination finale. Il est minuit heure locale, 6 heures du matin heures française. Je file direct au lit. Et c'est ainsi que commence une année qui sera une des plus riche de ma vie.
I should get over it ... eventually ...
Donc il y a un an, le 27 Août 2006, je me lançais dans une journée riche en émotion, consécutive à environ 10 mois de préparation psychologique et administrative. Nice-Paris Paris-Montréal Montréal-Ottawa, étapes d'un périple tumultueux et assez usant nerveusement et physiquement. Après une nuit pratiquement sans sommeil, je me lève donc par ce beau matin de fin Août. Je boucle les bagages et en route pour l'aéroport. Après la séance d'adieux parentale, j'arrive à ma place et une fois assis, la tension tombe, je lâche tout le stress que j'ai accumulé pendant les préparatifs. Je pleure. "Ca y est, on y est, j'arrive pas à la croire". J'arrive à Paris où je rejoins Kerwin. Etre à deux évite de trop penser. S'en suit une traversée de l'Atlantique au cours de laquelle j'ai pu constater les lacunes géographiques d'un couple de Québécois ("On est au dessus de Belfast ? Tiens, je savais pas qu'on passait par l'Allemagne" sic). Arrivée à Montréal, c'est l'épreuve du bureau de l'immigration, et son attente de deux heures qui nous fait louper le bus. On finit par en rattraper un autre après négociations, et c'est l'arrivée à la destination finale. Il est minuit heure locale, 6 heures du matin heures française. Je file direct au lit. Et c'est ainsi que commence une année qui sera une des plus riche de ma vie.
I should get over it ... eventually ...
mardi 21 août 2007
Des vertus thérapeutiques du shopping ...
Le week-end dernier ayant été assez morose (for some reasons), j'ai commencé la semaine au boulot par une humeur assez mauvaise, autant dire éxécrable, comme si l'ennui au boulot et le réveil à 5h00 (a.m. bien sur ... qui a posé la question ?) ne suffisaient pas ... Après discussion avec les icônes de ma vie (mon épouse, la femme de ma vie, ma Déesse ...), je me décide à me rebooster, et je trouve l'idée d'aller faire un tour en ville, pour aller magaziner, comme on dit chez André Boisclair. Et là, c'est le mimi, c'est le rara, c'est le miracle. Je reviens avec un grand sourire. Merci Esprit, merci la Fnac ... mais Ralph Lauren me manque un peu quand même (à quand un magasin sur Nice ?). Comme quoi, assouvir ses plus basses pulsions consuméristes aiderait à remonter le moral.
mardi 14 août 2007
Welcome to Nice
Me revoilà, après mes deux semaines de stages à Paris, dans cette bonne ville de Nice. Ceux qui me connaissent un tantinet savent que je souffre d'un manque d'affection chronique, pour la capitale azuréenne. Mais pourquoi en fait ? Je vais me lancer dans un petit travail de réflexion sur la ville.
Nice, c'est la ville dans laquelle je suis arrivé au cours de mon année de première au lycée, et dans laquelle je suis resté jusqu'à mon départ pour Aix pour l'IEP, soit une vingtaine de mois. J'ai rencontré quelques amis, éphémères mais au final, personne avec qui j'ai gardé un lien très profond. Il faut dire que quand la moitié de sa classe est fière de voter FN aux élections, cela laisse de quoi se poser quelques questions. C'est là une des raisons pour lesquelles, je manque d'affection pour la ville, son conservatisme. Dans une ville qui brasse autant de monde, il est tout de même dommage de voir les gens s'enfermer dans une telle fermeture d'esprit. Je me suis vite lassé de leur expliquer que la délinquance n'est pas lié à une couleur de peau, mais à un contexte particulier ... (entre autres).
A cette période, j'étais en pleine découverte de mon "moi", et j'apprenais à gérer ces nouvelles émotions que je sentais pour la première fois. La ville reste ainsi pleines de "fantômes" et de souvenirs passés avec ces personnes. J'en finis par avoir peur de croiser une de ces connaissances au détour d'une rue, connaissances qui ne me feraient pas forcément plaisir (forcément).
L'autre grand problème de Nice, reste la moyenne d'âge. Slalommer entre les caniches, leurs maîtresses et leurs petits cadeaux sur les trottoirs, n'est pas un sport que j'affectionne, surtout en tong ...
Cependant, Nice est une ville à fort potentiel. Le site est, il faut le dire, assez exceptionnel (et quel climat !). La baie est magnifique, et la richesse architecturale de Nice n'est plus à prouver. La ville jouit aussi d'une bonne réputation à l'étranger. J'attends donc l'alternance à la Mairie pour que ça change.
Nice, c'est la ville dans laquelle je suis arrivé au cours de mon année de première au lycée, et dans laquelle je suis resté jusqu'à mon départ pour Aix pour l'IEP, soit une vingtaine de mois. J'ai rencontré quelques amis, éphémères mais au final, personne avec qui j'ai gardé un lien très profond. Il faut dire que quand la moitié de sa classe est fière de voter FN aux élections, cela laisse de quoi se poser quelques questions. C'est là une des raisons pour lesquelles, je manque d'affection pour la ville, son conservatisme. Dans une ville qui brasse autant de monde, il est tout de même dommage de voir les gens s'enfermer dans une telle fermeture d'esprit. Je me suis vite lassé de leur expliquer que la délinquance n'est pas lié à une couleur de peau, mais à un contexte particulier ... (entre autres).
A cette période, j'étais en pleine découverte de mon "moi", et j'apprenais à gérer ces nouvelles émotions que je sentais pour la première fois. La ville reste ainsi pleines de "fantômes" et de souvenirs passés avec ces personnes. J'en finis par avoir peur de croiser une de ces connaissances au détour d'une rue, connaissances qui ne me feraient pas forcément plaisir (forcément).
L'autre grand problème de Nice, reste la moyenne d'âge. Slalommer entre les caniches, leurs maîtresses et leurs petits cadeaux sur les trottoirs, n'est pas un sport que j'affectionne, surtout en tong ...
Cependant, Nice est une ville à fort potentiel. Le site est, il faut le dire, assez exceptionnel (et quel climat !). La baie est magnifique, et la richesse architecturale de Nice n'est plus à prouver. La ville jouit aussi d'une bonne réputation à l'étranger. J'attends donc l'alternance à la Mairie pour que ça change.
Je finis par apprécier Nice, la ville est attachante.
vendredi 3 août 2007
Flash Spécial
Je viens de réaliser un fantasme : marcher dans la rue à Paris, en costume, avec des lunettes de soleil, un latte de chez Starbucks à la main.
Sinon, oui, j'ai des plaisirs simples et oui, je suis un consumériste de base.
Sinon, oui, j'ai des plaisirs simples et oui, je suis un consumériste de base.
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